lundi 20 avril 2009

D'autres vies que la mienne

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La semaine dernière, j’ai lu « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère, un "roman vrai" comme le nomment certains, car tout dedans est vrai. Outre le fait que ce soit un des meilleurs livres que j’ai lu dernièrement et que j’ai particulièrement aimé le style de l’auteur, ce récit m’a complètement bouleversée.

En décembre 2004, Emmanuel Carrère, en vacances au Sri Lanka avec sa compagne, est témoin de la mort d'une petite fille, Juliette, emportée par le tsunami. Ensemble, ils vont accompagner pendant quelques jours les parents dans cette épreuve.
De retour en France, l'auteur est confronté à la mort d'une autre Juliette, la soeur de sa compagne. Juge dans un tribunal d'instance, elle menait une croisade en faveur des surendettés avec un autre juge, Etienne Rigal, lui aussi éprouvé par la maladie. L’occasion pour l’auteur de se passionner pour le combat de ces deux magistrats contre l'injustice et l'avidité des banques à travers leurs filiales et autres organismes de crédit.
Mais le vrai sujet du livre demeure "l'amour conjugal et la solitude radicale face à la mort, la précarité de la condition humaine et les mains qui se joignent jusqu'au dernier instant".


Malgré ces sujets graves, l’auteur évite l'« écueil du tire larmes » et nous fait réfléchir à notre propre condition. On ne sort pas indemne de cette lecture qu'on ne peut lâcher avant le dernier mot…

(Lire les critiques sur le site de P.O.L)

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